Patrimoine

BIENVENUE SUR LE TRIPLE SITE HISTORIQUE DE LE CHÂTEL

Vous pouvez y découvrir 3 monuments exceptionnels retraçant l’histoire de la Savoie de l’époque Romaine à nos jours :
La Tour Bérold de Saxe
La Chapelle Saint-Marin
L’Église Notre-Dame de l’Annonciation

La Tour de Bérold de Saxe

Si la Tour de Bérold apparaît officiellement en 887, on sait que les romains occupaient déjà le site et ils pourraient, même si c’est peu probable, en être les constructeurs.

Mise à mal par les Sarrasins au Xème siècle, la tour sera, croit-on, rénovée par le mythique Bérold de Saxe, ancêtre du premier Comte de Maurienne et fondateur de la Maison de Savoie : Humbert aux blanches mains. L’histoire est peu explicite à son sujet mais l’on pense savoir que descendant non pas de Bérold mais de la famille royale de Bourgogne, il se fit donner, grâce à son soutien au roi CONRAD II, les comtés de Maurienne et de Savoie. Il s’installera à Le Châtel et il mourra en 1048. Il serait enterré en la toute nouvelle cathédrale de Saint Jean de Maurienne.

Par la suite, la Tour aura une histoire plus calme. Abandonnée, dans le courant XVIIème siècle, elle sera rénovée en 1828 par Charles Félix. Lors de la libération de la Savoie en 1944, elle fut occupée par les Allemands qui y retinrent même des otages. Elle ne fut libérée que le 30 août 1944. Diverses légendes ont encore cours à son sujet. On parle notamment d’un caveau contenant des vases emplis d’une liqueur délicieuse et surtout d’un passage secret de plusieurs kilomètres à travers le rocher rejoignant la Tour de la Fournache.

La Chapelle de Saint Marin

C’est le 12 juillet 1708 que la chapelle Saint Marin apparaît officiellement pour la première fois, la date exacte de sa construction n’étant pas connue. Il ne s’agit à l’époque que d’un petit oratoire qui, nous précise le document, était garni « d’un tableau, d’une cloche, d’une pierre sacrée et de quelques linges ».
Il sera agrandi en 1863 pour devenir la Chapelle que nous connaissons aujourd’hui.

L’emplacement à flanc de montagne étant très exigu, on dut faire creuser la roche vive et construire un mur de soutènement. C’est à cause de ce mur qui commençait à s’ébouler, que l’on craint, en 1993, que la chapelle ne fut emportée et l’on décida donc de le faire reconstruire.

La Chapelle appartenant à la commune depuis la révolution Française, c’est elle qui rénova le mur dans le cadre d’un chantier-école.

LA LÉGENDE DE SAINT MARIN

Cette petite chapelle placée à flanc de montagne est intéressante par la légende du martyre qui porte son nom. Né en Italie à la fin du VIIème siècle, Marin a évité toute sa vie les honneurs. Ordonné prêtre à 20 ans et sur le point d’être ordonné évêque, il fuit une première fois la gloire en prenant la route de la France.
Charmé par le site, il s’installa au monastère du Champ Doré plus tard nommé le Chandor. Il commença à y enseigner avec tant de succès que sa réputation attira de nouveaux disciples au Chandor. Voyant un nouveau danger dans ce succès, il s’exile à nouveau pour vivre en ermite pendant quatre ans. « Il sera nourri et entretenu par les ours ». Il ne sortit de sa retraite que pour aller, croix en main, prêcher le Christ aux envahisseurs Sarrasins qui arrivaient une première fois en Maurienne.
Fait prisonnier, « il sera jeté au bûcher, mais, épargné par les flammes, il aura la tête tranchée » nous dit la légende.
Charlemagne fera transférer ses reliques au monastère de Saint-Savin dans le Poitou.

Église Notre Dame de l’Annonciation

Occupé dès le VIIIème siècle, l’emplacement de l’église a vu se succéder nombre de bâtiments religieux.
Le premier en date fut le monastère du Champ Doré ou Chandor, qui connut la prospérité jusqu’au Xème siècle. Au cours de l’invasion Sarrasine, il fut pillé, saccagé et les moines dispersés.
Il faudra attendre le XIIème siècle pour que le Prieuré soit reconstruit avec des dimensions plus modestes. Il sera nommé Notre Dame du Châtel. Quelques prêtres l’occupèrent jusqu’au XVIème siècle où, les revenus étant devenus insuffisants, les prêtres l’abandonnèrent. La bâtisse actuelle fut construite entre 1665 et 1685.
Les peintures et le tableau extérieur (datant de 1856) sont l’œuvre d’Antoine Gauthier, peintre très répandu dans les églises de la vallée. L’intérieur de l’église a été entièrement rénové en 1993 et les façades extérieures en 1994. Au cours de ces travaux, on découvrit plusieurs dépouilles rapidement identifiées comme celles des prêtres de la commune enterrés dans l’église jusqu’au XVIIème siècle.
Une grande partie du mobilier est classée monument historique et notamment les trois autels, le retable du maître d’autel, la cloche du XIVème siècle, un bras de lumière et une croix de procession.